Madame ROSA reine de la pop

Dossier de présentation Madame Rosa – Mars 2016 

Presse : Ouest-France – programme du festival du Pont-du-Bonhomme – Lanester – du 18 au 24 juillet 2016 :

presse pont du bonhomme

D’après l’adaptation de « LA VIE DEVANT SOI » de Romain Gary
Mercure de France, droits théâtre gérés par les éditions Gallimard,
dans l’adaptation de Xavier Jaillard.

festival du pont du bonhomme

Conception et mise en scène de Thierry Charrier

 

Avec le soutien de la Région des Pays de la Loire et du Conseil Général de Maine et Loire

 

– C’est comme si Madame Rosa
avait été expulsée de son appartement du 6ème étage à Belleville.
Comme si toute sa vie était déposée là.
Devant nous, en vrac.
Et c’est très dur pour la vieille juive qui est seule et qui se détériore.
Parce que si y a personne pour vous aimer autour,
ça devient de la graisse.
Heureusement il y a Momo.
Grâce à l’orgue de barbarie il joue des disques pop,
ceux qui gueulent le plus,
des trucs à réveiller les morts – 

 

« Les vieillards sont-ils des hommes ?
A voir la manière dont notre société les traite, il est permis d’en douter. »
Simone de Beauvoir

 

« La misère d’un enfant intéresse une mère, la misère d’un jeune homme intéresse une jeune fille,
la misère d’un vieillard n’intéresse personne. C’est de toutes les détresses la plus froide. »
Victor Hugo

 

INTENTION
« LA VIE DEVANT SOI » raconte l’histoire de madame Rosa – une « ancienne pute », survivante des camps d’Auschwitz – et de Momo, un petit Arabe d’une dizaine d’années qu’elle a quasiment adopté. Vieille et malade, madame Rosa préfère rester dans son appartement avec Momo plutôt que de finir « championne du monde des légumes » à l’hôpital :

 

« J’ai donné mon cul aux clients pendant trente-cinq ans,
je vais pas maintenant le donner aux médecins »
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Comme Momo, nous voulons accompagner Madame Rosa jusqu’au bout. Comme lui, si la situation l’exige, nous sommes pour « l’extension aux individus du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Comme lui nous voulons parler d’amour et de fraternité, soulever les questions de la différence avec impertinence et humour, passer au crible joyeux de l’innocence et de la poésie toute forme de préjugé raciste 

 

« C’est vrai que vous, on ne voit pas que vous êtes juive Madame Rosa.
Comme moi, on ne voit pas que je suis arabe.
D’abord, je n’ai pas le nez juif comme les Arabes.
Alors nous deux, on ne devrait pas avoir de race »

 

Dans les temps troublés que nous vivons, il y a urgence à faire circuler cette histoire. Et si dans le public, il manquait à certains un peu des mots de Gary, un peu de cette littérature écrite avec un enfant dans le ventre… Ou s’il y avait chez d’autres l’envie d’en savoir plus, de prolonger le rêve, on se dit qu’il serait toujours possible de retourner aux pages du bouquin.
Notre travail peut aussi servir à ça, aller vers le livre. Voilà pourquoi nous diffusons aujourd’hui Madame Rosa dans les bibliothèques, dans une version allégée, facile à installer entre deux rayonnages de livres.

 

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NOTE DE MISE EN SCENE
Notre adaptation scénique ne cherche pas à restituer le roman dans son intégralité. Elle l’aborde comme une matière à fabriquer, c’est une évocation, une sorte d’hommage décalé dans lequel deux comédiens enfilent les costumes de Momo et Madame Rosa.
C’est comme si Momo avait installé Madame Rosa sous perfusion musicale, une perfusion douce, supportable. Grâce à l’orgue de barbarie (machine à faire de la pop, machine à chanter, machine à vivre) elle a ainsi la possibilité de recharger ses batteries… de vivre pleinement jusqu’au bout. Comme dans le roman, Momo reste avec elle jusqu’à la mort. Il lui donne la seule chose dont elle a vraiment besoin, de l’amour.

 

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A travers cette adaptation musicale et chantée, nous cherchons des contrastes. La musique, l’anglais (langue de la pop) y participent. Dans ce registre, on travaille une Madame Rosa outrageusement fardée, au bord du déséquilibre… du grotesque, naviguant avec Momo entre LA STRADA de Fellini et la démesure des QUEEN.
C’est de cette poésie-là dont nous avons rêvé, belle et rude, parfois tragique, défini à l’intérieur d’un répertoire allant des années 60 à 80 où l’on retrouve les Kinks, Queen, Eurythmics et Talking Heads.
L’aspect très rock, voire symphonique de certains morceaux, se sont frottés avec l’orgue de barbarie, sa rudesse, son économie de notes. Nous avons trouvé nos personnages en faisant ce travail là. Ils sont venus du décalage, de l’opposition des styles. Ils se sont incarnés dans ce désordre.

 

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Thierry Charrier : conception et mise en scène
Laure Geslin : MADAME ROSA
            Yvonnick Berland : MOMO / YOUSSEF KADIR
            Olivier Messager : arrangements et création 
Myriam Bondu : décors/accessoires
Michelle Amet : costumes
Brigitte Davy : chorégraphie

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